L'habitat en montagne

L'érablo à Bessans

 

Bessans se situe en Haute-Maurienne à proximité du col de L'Iseran, passage obligé pour rejoindre la Tarentaise.

Les difficiles conditions de vie associées au manque de combustible (le bois se fait rare à 1700 m d'altitude !) ont poussé les gens à s'installer au sous-sol des maisons. En hiver bêtes et hommes se partageaient l'espace.

Les hivers étaient rudes, la neige très abondante pouvait recouvrir le sol sur plusieurs mètres. Les villages de montagne étaient isolés et les habitants vivaient en autarcie. Au XIXe siècle, seules les femmes, les personnes âgées et les jeunes enfants restaient au village. Les  hommes partaient faire du colportage et les plus jeunes se rendaient dans les grandes villes travailler comme ramoneurs.

Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que des bessannais partirent s'installer à Levallois comme cochers puis comme chauffeurs de taxi.

Longtemps, Bessans est resté le village le plus important de la Haute-Maurienne. Sa situation, proche de l'Italie permettaient de nombreux échanges avec Turin et certains bessannais allaient travailler en hiver dans le Piémont.

De nombreuses familles bénéficiaient de ces échanges et malgré la rudesse de la vie, la grande pauvreté ne touchait que quelques personnes.

En 1937, la route du col de l'Iseran fut construite mais ce n'est qu'en 1960 que la route goudronnée venant de Val Cenis parvint jusqu'à Bessans. Auparavant, seul existait un chemin carrossable. L'électrification et l'adduction d'eau suivirent.

Durant la guerre de 1939, le village fut brûlé par les allemands puis reconstruit par des maçons venus d'Italie apportant avec eux leur style de construction donnant un cachet particulier au village.

Depuis Bessans a développé le ski de fond, des manifestations sportives (biathlon) sont organisées chaque année début janvier.

Bessans après guerre
 

Balcons en fer forgés de caractère italien
 

Bessans, ancien café "Chez Ambroisine",dans la maison de droite se trouvait l'épicerie

 

 

En photos :

 

Une visite de l'érablo

 

1) L'habitat se trouve au niveau des fenêtres inférieures. Actuellement le rez-de-chaussée est occupé par l'office de tourisme qui remplace le grenier où se trouvait engrangé le foin.

2) Accès à l'habitat à droite avec au fond le cellier.

     

 

1) Empilement, sur un balcon, de briques composées des déjections des troupeaux qui servaient de bois de chauffage en hiver.

2) Ici à Bonneval-sur-Arc, dans cette ancienne maison, les fenêtres de l'érablo emergent à peine de la neige.

     

Lieu de vie à proximité de la fenêtre qui en hiver ne devait pas laisser passer beaucoup de lumière.

Malgré l'étroitesse du lieu, les veillées se déroulaient chez les uns et les autres. On y racontait moultes histoires tout en travaillant.

Une petite cheminée, un poêle, une table et  quelques chaises faisaient le bonheur des habitants. Au fond des lits encastrés les uns à côté des autres autres permettaient de se tenir chaud en hiver.

Les animaux partageaient l'habitat avec les humains. A gauche derrière le banc se trouve un espace dans lequel s'entassaient quelques moutons. A droite la zone réservé aux poules, vaches et autres animaux de la maison.

     

L'espace réservé aux animaux était maintenu dans un état de grande propreté.

Une rigole permettait de récupérer les déjections. Un grand mystère demeure à savoir pourquoi, dans ces conditions, la nappe phréatique n'a jamais éhté polluée !

Au fond à droite on aperçoit une bachase qui alimentait en eau la maisonnée.

 

La cuisine d'été

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                    

Les costumes bessanais

 

 

 

 

 

 

 

En savoir plus  

 

 

Pour en savoir plus sur Bessans

Sur le web :

Quelques livres

Le bout du monde.Six mois d'hiver dans les neiges de Haute-Maurienne de Madeleine Triandafil, préfacé par Francis Tracq.

La mémoire du vieux village de Francis Tracq retrace la vie quotidienne des habitants au cours des âges.

 

 

 

 

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